L'Inde du sud se caractérise par la richesse de sa littérature, sa musique, sa danse, et la forme particulière des tours de ses temples comme à Trichy, ou Madurai. Le Kerala, étroite bande côtière à l'extrémité sud-ouest de l'Inde, est un Etat grand comme la Suisse de 33 millions d'habitants. Bordée à l'est par une chaîne de montagnes, cette région fut protégée des invasions du reste de l'Inde mais a néanmoins une longue histoire de contact avec le monde extérieur. La ville de Kochi (Cochin), baptisée Reine de la mer d'Arabie, est la capitale industrielle et commerciale du Kerala. C'est là que les anciens marins d'Arabie, de Chine et d'Europe ont débarqué à la recherche d'épices, contribuant à l'histoire culturelle de la région. Les filets de pêche sur la photo ont été introduits par les marins chinois et sont les seuls de cette sorte en Inde. Le Kathakali est une danse classique très populaire au Kerala, exécutée par des hommes et dont l'origine remonte à plus de 1500 ans. A travers des mouvements du visage expressifs et des gestes des mains (mudras), les acteurs, au maquillage très élaboré, incarnent des personnages de la mythologie (dieux, démons, simples humains), et les chanteurs font le dialogue. Les lagunes du Kerala s'étendent sur près de 1900 kms pour une côte longue de 700 kms seulement. Ce sont des lacs intérieurs reliés par des canaux et les deltas de 44 rivières. Les voyages en bateaux sur ces étendues d'eau tranquilles, bordées de cocotiers, vous plongent dans la vie des villages, entre les activités de pêche, les travaux de la ferme et les transports de marchandises. 30 % du Kerala est couvert de forêts tropicales, particulièrement les coteaux de la chaîne de montagnes où se situe le Parc National de Periyar, une des plus grandes réserves de vie sauvage en Inde. Plus de 1800 plantes à fleurs s'y épanouissent, 143 sortes d'orchidées et 35 espèces de mammifères, du tigre à l'écureuil volant, de l'éléphant au magnifique et rarissime macaque ouanderou.

 

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Carte de l'Inde

       


 


 "Courtesy of The General Libraries, The University of Texas at Austin.

     

 


 

MYTHES  &  LÉGENDES

Le riz a une grande importance culturelle en Inde du sud, et certains festivals, comme Pongal, célèbrent la récolte du riz par des festivités qui rassemblent tout le village pendant trois jours. On honore le dieu de la pluie, le soleil, et le bétail qui est abondamment décoré de fleurs. Tout le monde est remercié pour le travail dur dans les champs, mais il n'en a pas toujours été ainsi comme nous le raconte La légende du riz :

 HAUT


Au temps où la terre était jeune et toutes les choses meilleures qu'elles ne sont maintenant, quand les hommes et les femmes étaient plus forts et d'une beauté plus grande, et le fruit des arbres plus généreux et plus sucré que ce que nous mangeons maintenant, le riz, la nourriture des hommes, était d'un grain plus gros. Un grain était tout ce qu'un homme pouvait manger ; et en ces jours anciens, le mérite des gens était tel qu'ils n'avaient jamais besoin de travailler dur pour cueillir le riz, car une fois mûr, il tombait des tiges et roulait jusqu'aux villages, même dans les greniers.
Lorsqu'une année le riz fut plus gros et plus abondant que jamais, une veuve dit à sa fille : "Nos greniers sont trop petits. Nous allons les démolir et en construire de plus grands." Quand les vieux greniers furent démolis et que les nouveaux n'étaient pas encore prêts à l'emploi, le riz était mûr dans les champs. On redoubla de hâte, mais le riz en roulant affluait vers le lieu des travaux, et la veuve, irritée, frappa un grain et cria : "Vous ne pouviez pas attendre dans les champs que nous soyons prêts ? Vous ne devez pas nous déranger maintenant quand vous n'êtes pas voulus !" Le riz se brisa alors en milliers de petits morceaux et déclara : "A partir de ce jour, nous attendrons dans les champs jusqu'à ce que nous soyons voulus." Et depuis, le riz est d'un grain plus petit et les gens de la terre doivent le cueillir dans les champs et le transporter jusqu'aux greniers.

 

 


 Source : Internet Indian History Sourcebook
The World's Story: A History of the World in Story, Song and Art.
(Boston: Houghton Mifflin, 1914), Vol. II - Eva March Tappan 
(Modernisé par Prof. Arkenberg - Traduit de l'anglais.)


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